Abdeladim Lhafi : La COP22 a repositionné le débat sur l’eau, dans la triple dimension

Lhafi : «La COP22 a tenu ses promesses en repositionnant le débat sur l’eau, dans la triple dimension de l’approche thématique, sectorielle et territoriale»

Abdeladim Lhafi, lors de la 1ère session du Forum du 23è festival des musiques sacrées du Monde
Le Haut Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, Abdeladim Lhafi, lors de la 1ère session du Forum du 23è festival des musiques sacrées du Monde

Le Haut Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, Abdeladim Lhafi a souligné, samedi à Fès, que la COP22, tenue à Marrakech en novembre dernier, a repositionné le débat sur l’eau, dans la triple dimension de l’approche thématique, sectorielle et territoriale.

« La COP22 a tenu ses promesses en repositionnant le débat sur l’eau, dans la triple dimension de l’approche thématique, sectorielle et territoriale », a-t-il précisé dans son intervention intitulée « L’eau dans les exigences des recommandations de la COP22) ».

Le responsable, qui intervenait lors de la 1ère session du Forum du 23è festival des musiques sacrées du Monde, a ajouté que les liens entre les décisions de l’Accord de Paris sur le climat et les objectifs de développement durable, stratégie des Nations unies à l’horizon 2030, adoptés en septembre 2015, donnent une nouvelle configuration du débat international, dont le défi majeur est celui de la gestion de la globalité, dans une vision intégrée équilibrée et équitable.

Face à cette reconfiguration du débat, la COP22 a constitué un point d’inflexion majeur dans la reconfiguration de l’action, où la prise en charge de ces débats, complexes, appelle une action collective et solidaire, intense dans son volume pour atteindre la dimension critique susceptible d’inverser les tendances régressives, et urgentes en termes de mise en œuvre pour éviter les situations définitivement irréversibles, par le biais de rétroactions négatives, a poursuivi M. Lhafi.

Il a fait savoir que la COP22 a placé le thème de l’eau au centre des débats, en lui consacrant une journée dédiée dans le cadre des journées thématiques de « L’Agenda de l’Action », ce qui a constitué une reconnaissance en soi de sa prééminence dans la question complexe du changement climatique.

Il a, dans ce contexte, relevé que  l’eau s’est imposée comme élément structurant dans l’ensemble des débats sectoriels, qu’il s’agisse des forêts, de l’agriculture, de l’énergie, du tourisme ou d’une façon plus globale, dans toutes les questions de développement.

Et d’ajouter qu’au-delà de cette transversalité et des questions majeures sur l’atténuation ou l’adaptation  aux changements climatiques, l’approche territoriale pour appréhender la question de l’eau répond à une double préoccupation, ayant trait à la spécificité et aux attributs propres à chaque écosystème dans la complexité et la dynamique de ses composantes, et qui appellent des réponses « adaptées » pour la préservation et la protection de la ressource, mais aussi de la qualité de la ressource.

La seconde, a-t-il enchaîné, préoccupation est inhérente à la nécessité du recours permanent à un arbitrage, pour gérer les aspects conflictuels de la mobilisation de la ressource et de sa valorisation au regard de l’aspect limité de la ressource et de la forte compétition intersectorielle, doublée de l’impératif de l’équité territoriale et de la solidarité spatiale.

Lors de la COP22, il était attendu que les zones arides et semi-arides, qui représentent 30 pc de la surface émergée de la terre et qui ne recueillent que 2,5 pc des eaux continentales, soient particulièrement au centre des interrogations, notamment en matière d’adaptation aux changements climatiques, a-t-il expliqué.

Selon M. Lhafi, les changements climatiques viennent amplifier des déséquilibres structurels, notamment celui de la croissance démographique qui a été, au 20ème siècle, deux fois plus rapide dans les zones où l’eau est rare, comparativement aux zones humides.

(Levert Avec MAP)

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  1. l’expérience du Maroc ou de la Fondation ROI MOHAMED VI, est pour toute l’Afrique un exemple à suivre faire face aux effets néfastes du changements climatiques. La plaie est grandement ouverte, l’urgence consiste à ce qu’il faut agir pour réduire la coupe d’arbres, les feux de brousse. Dans mon stand à la zone verte, j’ai essayé d’expliquer par illustration, quelques pistes de solutions.Toute ma gratitude au ROI MOHAMED VI,

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