Atelier en marge de la journée Mondiale de Lutte Contre la Désertification

LHAFI
Le Haut-Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, Dr. Abdeladim LHAFI, a présidé le jeudi 12 juillet 2018 un atelier en marge de la journée Mondiale de Lutte Contre la Désertification (JMLCD) sous le thème « Investissons dans la Gestion Durable des Terres pour une Adaptation Efficace au Changement Climatique ».

Sous l’égide du Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, le Haut-Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, Dr. Abdeladim LHAFI, a présidé le jeudi 12 juillet 2018 un atelier en marge de la journée Mondiale de Lutte Contre la Désertification (JMLCD) sous le thème « Investissons dans la Gestion Durable des Terres pour une Adaptation Efficace au Changement Climatique ».

Lors de cette manifestation, la Représentante de la FAO au Maroc Madame Florence Rolle, a signalé dans son allocution que la lutte contre la dégradation des terres repose non seulement sur les projets agissant sur l’espace naturel, mais aussi sur des programmes d’amélioration de conditions de vie des populations. Elle a en outre rappelé que la FAO, partenaire traditionnel du Maroc, en particulier dans le domaine de la gestion des ressources naturelles et forestières, mène actuellement en collaboration avec le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification plusieurs projets visant la restauration des écosystèmes forestiers et la création des sources de revenu pour la population rurale.

 

   Intervention de M. Lhafi en marge de la journée Mondiale de Lutte Contre la Désertification   

 

Inscrite dans le cadre de la commémoration de la Décennie des Nations Unies pour les Déserts et la Lutte Contre la Désertification 2010-2020, décrétée par l’Assemblée générale des Nations unies, cette journée a été célébrée le 17 juin, au niveau mondial, sous le thème «La Terre a de la valeur .Investissez-y ».

       Rappelons que le Maroc est parmi les premiers signataires de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), ratifiée en 1996. Depuis, le pays s’est doté, en 2001, d’un Plan d’Action National de Lutte Contre la Désertification (PAN-LCD) reposant sur quatre piliers, à savoir la lutte contre la pauvreté, le développement rural intégré, l’atténuation des effets de la sécheresse et la gestion conservatoire des ressources naturelles. Dans ce sens, la coordination de la mise en œuvre du PAN-LCD est pilotée par le HCEFLCD, qui veille en même temps à évaluer l’impact des projets réalisés dans ce domaine par les différents départements ministériels, les agences de développement, les collectivités locales et les ONG.

Les grandes lignes directrices de l’actualisation PANLCD, réalisée en 2014, sont axées sur l’élaboration d’indicateurs d’adéquation des politiques publiques dans ces régions avec le principe de développement durable fondé sur le développement économique, les équilibres environnementaux et la justice sociale dans le partage des richesses.

Les orientations dudit plan plaident pour une meilleure prise en compte des spécificités zonales en termes de conception de modèles de développement durable propres à chaque écorégion.

Il est à noter que l’approche du HCEFLCD portée par la stratégie 2005-2014, et celle en cours s’étendant sur la période de 2015-2024, repose sur trois clefs d’entrée ; en premier lieu l’approche territoriale, qui considère le territoire comme l’unité d’action, avec les indicateurs propres à chaque écosystème naturel (le Maroc en compte une quarantaine) à partir desquels sont élaborés des politiques publiques au niveau des 8 écorégions définies. La deuxième entrée intègre l’aridité structurelle et les sècheresses conjoncturelles dans les modèles de développement. Et en dernier lieu, la prise en compte de l’adaptation et de la gestion des risques notamment climatiques.

Ainsi, jusqu’en 2017, plus de 800.000 ha de bassins versants ont été traités, avec la construction d’environ 1.600.000 m3 de seuils de sédimentation. Le reboisement quant à lui a porté sur environ 730.000 ha avec des espèces essentiellement autochtones, telles que le cèdre, le chêne liège, l’arganier, le thuya, le cyprès de l’Atlas et le caroubier, compte tenu de leur rusticité et de leur capacité d’adaptation.

Le deuxième volet concerne la stabilisation des dunes littorales et continentales. A cet effet, 40.000 ha de dunes sources d’ensablement ont été stabilisés, ce qui a permis d’assurer la protection de plusieurs milliers d’hectares, notamment des oasis, des routes et des systèmes d’irrigation, particulièrement au niveau des provinces du Sud.

Le troisième volet concerne la protection de la diversité biologique. Dans ce sens, le HCEFLCD a créé 10 parcs nationaux sur 772000 ha et trois réserves de biosphère dans le but de réhabiliter les espèces animales et végétales menacées d’extinction et de reconstituer les écosystèmes naturels dégradés dans le cadre du plan directeur des aires protégées.

Dans un autre registre, il convient de souligner que le Maroc héberge depuis 2017 l’Unité de Coordination Régionale de l’UNCCD et met son expertise en la matière au service des pays africains. Le fondement de cette expertise considère que les modèles de développement doivent penser le développement globalement à l’échelle de chaque écorégion et que les plans de développement sectoriels doivent en être les déclinaisons.

Ont pris part à cette manifestation, les représentants de tous les secteurs concernés et les agences de développement, les collectivités locales et les institutions de recherche scientifique et des associations intervenant dans le domaine de la lutte contre la désertification.

Houcine ABENKCER
A propos Houcine ABENKCER 643 Articles
Cofondateur et rédacteur en chef du journal électronique LeVert.ma

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