Décharge De Médiouna : le ras-le-bol des casablancais.

Décharge De Médiouna, le ras-le-bol des casablancais
Décharge De Médiouna, le ras-le-bol des casablancais

Depuis plusieurs semaines, les casablancais se retrouvent chaque soir avec un invité dont ils se seraient bien passé, à cause duquel ils se sentent piégés dans leur domicile. Il s’agit bien des odeurs écœurantes et nauséabondes dégagées par les déchets brûlés en provenance de la Décharge de Médiouna.

Nous avons recueilli de nombreux témoignages de casablancais qui remettent en question la situation désastreuse de la gestion des déchets par la décharge en question.  Incapable même d’aérer leurs logements par peur d’envahissement de cette fumée néfastes, les casablancais se tournent vers les réseaux sociaux et les médias pour partager leurs mécontentements.

Dans ce sens, un groupe de citoyens casablancais se sont organisés via un groupe Facebook nommé « Décharge de Mediouna : Une mort Programmée ». Ils ont commencé par des lettres à destination du maire de Casablanca pour le sensibiliser à ce fléau dont il a sans doute déjà la connaissance. Voyant que leur message d’alarme passe inaperçu auprès des responsables de la ville, ils ont décidé de monter une action de groupe.

En effet, le Jeudi 18 octobre, le collectif a investi la réunion du conseil de la ville pour les alerter de la gravité de la situation. Vêtus de masque de chirurgien et accompagnés de poing levé (symbole du ras-le-bol), les membres du collectif s’indignaient « en silence » de la non priorisation du sujet de la Décharge de Médiouna par les membres du conseil. Sans rentrer dans un débat inefficace et stérile sur la légalité de cette action, le constat positif est que le citoyen marocain ne veut plus être un simple spectateur de la question environnementale.

La question fondamentale que nous nous posons est la suivante : Quel rôle devrait jouer les responsables concernés par cette catastrophe écologique en devenir pour donner une réponse satisfaisante aux citoyens ? On parle bien des responsables territoriaux, des élus locaux, des parlementaires issues de la ville, de la police environnementale mais également les ministères concernés.

Devrons-nous attendre une colère royale pour que les responsables de cette situation reprennent les choses en main et bougent le petit doigt ?

Affaire à suivre …

Rahif SADELLAH
A propos Rahif SADELLAH 80 Articles
Cofondateur et Journaliste LeVert.ma .

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