Développement durable , Quelle alimentation pour préserver l’environnement ?

De nos jours la question du développement durable expose de façon particulière, la problématique du poids écologique de nos habitudes alimentaires. Le principal défi est désormais de permettre à la population ainsi qu’aux générations futures une alimentation de qualité suffisante toute en réduisant la pression de celle-ci sur l’environnement.

Dans cette équation planétaire de suffisance alimentaire, les principales variables sont assez claires. Il s’agira en effet d’assurer la pitance d’environ 9 milliards d’âmes à l’horizon 2050. A ceci s’ajoutent des besoins non alimentaires accrus principalement suscités par l’épuisement des sources d’énergie fossile. Bien entendu, l’ensemble des objectifs devront être atteints dans une vision de développement dont la principale ligne directrice est la sauvegarde de l’environnement.

Dans cette perspective, la problématique de l’alimentation durable prend en compte d’une part la satisfaction des besoins vitaux et d’autre part les modalités d’orientation des habitudes alimentaires planétaires vers le développement durable.

Alimentation pour préserver l’environnement.

L’alimentation responsable est aussi un enjeu socio-sanitaire

Selon L’organisation Mondiale de la Santé, le nombre de cas d’obésité a presque triplé depuis 1975. Les enjeux sanitaires de l’alimentation responsable concernent donc aussi la limitation des pathologies liées à la surnutrition. Une alimentation bio et de proximité, en plus d’être écologique, semble être corrélée à une réduction des risques d’obésité et de surpoids.

Il s’agit également de limiter et d’enrayer celles qui sont liées à la dénutrition chez les enfants et les personnes âgées notamment.

Mais au-delà de cet objectif d’approvisionnement en ressources de l’ensemble de la population mondiale, il est également question de réduire les inégalités entre pays riches et pays pauvres ; surtout en ce qui concerne l’accès à la nourriture et à la santé.

Vers une révision drastique de la consommation de viandes

Aujourd’hui, la production animale industrielle est l’un des domaines occasionnant le plus de gaspillage en termes d’espace. En outre, la filière consomme également une quantité phénoménale d’eau douce et occasionne une pollution importante de l’air et du sol. De plus, les émissions de méthane issues de la production de viande bovine tiennent-elle un rôle bien plus important dans l’effet de serre que les gaz d’échappement issus du transport. Dans un rapport de 2006 de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture estime que la filière est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre. 26% des surfaces émergées de la planète sont occupées par les pâturages et la production fourragère mobilise environ le tiers des terres arables. Selon ce même rapport, l’élevage mobilise plus de 8% des utilisations d’eau à l’échelle planétaire.

viandes
viandes.

Le gaspillage occasionné par la filière est phénoménal. Et même si des alternatives consommant moins de ressources et avec un meilleur rendement existent, la barrière culturelle est un obstacle qui nécessitera du temps. Il est par ailleurs, assez peu probable d’arriver à une situation où la consommation en viande bovine serait nulle. La demande va grandissant et il faut être réaliste. Le secteur de l’élevage est principalement tributaire de visions politiques et la gestion simultanée de problèmes économiques, sociaux, sanitaires et environnementaux qu’occasionnerait une refonte totale du système n’est pas évidente. La principale limite étant le nombre de personnes dont la survie et l’avenir dépendent de la filière.

Produits du terroir.
Produits du terroir.

La croissance du secteur nécessaire à la prise en charge des besoins doit donc être abordée dans une logique de gestion efficace et efficiente des ressources nécessaires à la production. Cette démarche pourrait garantir une diminution significative de l’impact environnementale de l’élevage.

Par ailleurs, les nutritionnistes insistent de plus en plus sur une plus importante intégration des protéines d’origine végétale au sein de l’alimentation. Nombre d’entre eux estiment qu’il est possible de se passer de protéines d’origine animale, bien qu’il soit nécessaire de prendre en considération les spécificités de la consommation de protéines végétales pour une meilleure absorption par l’organisme. Les solutions pourraient passer par le développement de la consommation d’insectes ou encore par celle d’algues maritimes comestibles.

 

Article rédigé par le Dr. Hugo Blanc expert en nutrition de Sagesse Santé.

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