Mbarka Bouaida, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Agriculture chargée de la pêche maritime et des experts de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) spécialisés dans l’aquaculture se sont entretenus à Rabat sur l’état d’avancement du projet d’assistance technique signé par cette Organisation onusienne et l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA), en marge du salon Halieutis 2017. Cette convention porte sur la conception d’une stratégie de développement du secteur de l’aquaculture. D’une enveloppe de plus de 2 MDH, cette nouvelle stratégie complètera l’étude préliminaire de l’ANDA, qui a permis d’évaluer le potentiel du Maroc en matière d’aquaculture.

Selon un communiqué de la FAO, la rencontre a débouché sur l’adoption de l’avant-projet de la loi relatif à l’aquaculture, la mise en œuvre de mesures d’appui à l’investissement, le développement d’infrastructures de soutien aux projets aquacoles et la promotion et la valorisation du produit aquacole national.
La FAO a également renouvelé son appui à la stratégie Halieutis et son soutien au développement de l’aquaculture. Le communiqué de la FAO rappelle qu’à travers le bilan-diagnostique des actions entreprises, le projet actuellement en cours entre la FAO et l’ANDA, permettra de consolider les acquis et d’élaborer une stratégie qui permettra à l’ANDA de développer et de promouvoir une aquaculture intégrée, durable, compétitive et respectueuse de l’environnement. Cependant, une étude de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) parue en janvier a dressé la liste des principales entraves qui contrarient le développement du secteur de l’aquaculture qui a un potentiel de production annuelle de 380.000 tonnes contre une production actuelle d’à peine 500 tonnes pour 21 millions DH. Deux espèces constituent la quasi-totalité de la production aquacole marine marocaine.

Il s’agit des huîtres (avec une part moyenne de 72%), produites dans la Baie de Dakhla et la lagune de Oualidia et du Loup-Bar (26%) produit dans la baie de M’diq. «Risques liés aux aléas climatiques, régime fiscal inadapté, absence d’écloseries de poissons, problèmes de financement» figurent en bonne place dans la liste de la DPEF. Selon cette dernière, un soutien particulier en termes de couverture contre les risques serait salvateur, l’assurance au Maroc coûtant jusqu’à 30% plus cher qu’à l’étranger.

Avec Le Matin