L’argile : cette terre qui guérit !

L’argile : cette terre qui guérit !
L’argile : cette terre qui guérit !

La terre, d’où vient la vie et où retourne la mort… la terre, réceptacle de tout ce qui vit…. la terre qui nous nourrit.

La terre a été utilisée depuis toujours par l’être humain, depuis la construction des abris à la fabrication des ustensiles (pour manger, stocker, décorer, écrire, dessiner…). La terre est restée ainsi très attachée à l’homme dans toute son évolution et son histoire.

Elle interagit avec les 3 autres éléments sine qua none à la vie (soleil, air, eau) pour capter toutes les énergies vitales pour constituer le plus puissant élément de régénération physique.

L’argile a été longtemps utilisée par l’homme dans son quotidien partant par les Égyptiens pour la momification en sachant son rôle de purificateur ; l’argile de Nubie a été citée dans la pharmacopée des Pharaons. Les Grecs de l’Antiquité utilisaient également l’argile pour faire des plâtres. L’arabe Avicenne, « Prince des médecins », ainsi que le grec Galien en ont fait l’éloge dans leurs traités d’une façon glorieuse.

Comment peut-on ignorer pendant longtemps cette puissance naturelle ?

Heureux sommes nous, l’argile est revenue en force révélant une vogue de détournement et de désintéressement de la pharmacie chimique.

De grands naturopathes ont contribué à la régénération de l’emploi de l’argile notamment : Kneipp, Kuhn, Just, Felke… ainsi que Ghandi qui fut un adepte. Le mode d’emploi a été transmis et élargit au fils des temps.

L’argile s’utilisait également pendant la première guerre mondiale par les soldats russes et français contre la dysenterie qui faisait ravage dans les régiments voisins. Elle a fait l’usage vétérinaire dans l’armée cavalière au même titre ; les chevaux atteints de la gangrène de la corne pataugeaient dans de la boue. Et instinctivement, en les observant, plusieurs animaux blessés venaient patauger dans de la boue, l’homme a redécouvert les principes radioactifs de la terre.

Par ailleurs, nous trouvons l’argile comestible sous ses différents types et utilisations dans plusieurs pays ; Antilles, Malaisie (appelée ampo), pays ibériques (argile jaune appelée bucaro) assaisonnée avec des épices et du piment), en Inde (petites tasses d’argiles vendues et mangées avec leurs contenus), Afrique Occidentale en sortes diverses, Afrique du nord (soins hygiéniques et de beauté, Ghassoul) …etc.

L’utilisation de l’argile a été étendue dans d’autres endroits dans le globe et au sein du même pays, des centres médicaux en Allemagne l’utilisent à des fins thérapeutiques notamment contre des maladies pneumoniques. En France, elle a été souvent utilisée auparavant contre les brûlures de premier et troisième degré.

On trouve également plusieurs utilisations dans l’industrie, notamment pour le traitement des produits pétroliers étant un silicate naturel. Elle constitue une remarquable résistance aux réactifs chimiques.

Quelles sont donc les propriétés de l’argile ?

L’argile a une force intelligente qui agit avec discernement, entrave la prolifération des bactéries pathogènes et favorise la reconstitution cellulaire saine. Il est antiseptique mais mieux que les antiseptiques chimiques car ces derniers détruisent ce qui est bien et ce qui est mauvais.

De plus, l’argile va là où il y a le mal, en usage interne, aussi bien par voie buccale, anale ou vaginale, elle se dirige et se fixe sur le point mal parfois même pendant plusieurs jours pour s’évacuer en entrainant avec lui pus, sang corrompu…etc.

Elle a également un pouvoir absorbant par, en partie sa constitution micromoléculaire en absorbant les odeurs malodorantes, les impuretés et d’autres substances toxiques. Elle a le pouvoir de fixer quelconque substance dans un liquide ainsi elle est précieuse en médecine et en industrie. Elle permet la captation en vue d’évacuation sous différentes utilisations.

Rajoutant à cela que l’argile est radio-active. Elle permet de stimuler la radio-activité du corps en cas de déficience ou d’absorber celle en excès. Elle pourrait ainsi protéger le corps des radiations ionisantes. Ceci dit, en cas d’un traitement par rayons inévitable, l’argile appliquée entre deux séances, permet de mieux les assimiler en évitant d’éventuelles brûlures cutanées.

L’argile est constituée surtout de silicate d’alumine dont le pouvoir cicatrisant ; elle contient également, en moindre quantité, de la chaux, de la magnésie, du sesquioxyde de fer, etc.

Dans quels cas l’utiliser ?

Nous citerons quelques utilisations non exhaustives de l’argile :

Utilisation par voie interne

  • Intestins : pour toutes irritations, ulcérations des organes digestives, sous forme de l’ait d’argile ; et constitue un pansement protecteur et efficace de la muqueuse gastrique et intestinale et actif en éliminant les cellules détruites et en aidant à leur reconstitution et à la cicatrisation lors d’ulcères et de gastrites. C’est un bon élément pour soulager de la constipation, gaz, colites, diarrhées…etc.
  • Le sang : l’argile poursuit son travail d’épuration dans le sang qu’elle nettoie et enrichit dans le cas par exemple d’une anémie ou d’une furonculose sans que sa composition ne soit constituée de composants neutralisant ces carences. En effet, l’argile contient probablement des diastases ou enzymes appelés « oxydases » qui ont le pouvoir de fixer l’oxygène libre.
  • Les capillaires : en association avec le citron, elle peut être utilisée comme remède contre les intoxications causées par des champignons, des acides chimiques ou autres. Dans son milieu, les parasites ne peuvent proliférer davantage. Parfois, on constate après absorption d’argile, des vers expulsés dans les selles qui étaient logés dans les intestins.
  • L’absorption d’eau argileuse (boire l’eau de décantation et non la boue résiduelle) apporte d’autre part à l’organisme de nombreux éléments minéraux et oligo-éléments naturels, en particulier le magnésium.
  • L’argile stimule l’organe déficient et contribue au rétablissement de la fonction défaillante. Il possède des catalyseurs agissant à très petites doses, c’est pour ça qu’une cuillère à café d’argile par jour en moyenne suffit.

Utilisation par voie externe :

  • Purifier l’eau potable : Par son pouvoir absorbant, elle est bactéricide. Elle peut rendre inoffensive l’eau polluée. Au Maroc, l’utilisation des carafes en terre comme récipient d’eau est une bonne pratique, elle permet d’enlever les substances chimiques de l’eau telle que le chlore, etc.
  • Les problèmes de peau : Acné, boutons, eczéma…en association avec l’huile d’amande douce par exemple et en utilisant une argile surfine (exempte de quartz pour éviter toute irritation) ou avec une crème à la propolis pour accélérer la cicatrisation.
  • Arthrose, rhumatisme : elle produit une action sédative avec l’apport d’oligo-éléments et de chaleur locale, utilisée ici sous forme de cataplasmes chauds ou froids selon le cas.
  • Traumatismes : avec son action anti-inflammatoire en association avec des plantes décongestionnantes (arnica, millepertuis).
  • Abcès, furoncles, panaris et autres infections : avec son action anti-infectieuse, elle absorbe les déchets métaboliques et toxines infectieuses et aide les infections à murir plus rapidement. Il convient d’agir doucement avec les plaies ouvertes pour ne pas risquer de résultats inverses. Le mieux est d’utiliser la blanche (kaolin).

Quelle argile utiliser et comment ?

Il serait mieux de choisir une argile grasse exempte de sable, non cuite ou associée à des substances non naturelles. Elle doit être pure, de qualité minérale sélectionnée pour ses capacités d’adsorption en particulier, extraite récemment et non mélangée, analysée régulièrement, séchée au soleil et surtout pas au mazout, ni même au four électrique car les fortes températures diminuent de beaucoup les pouvoirs régénérateurs de l’argile et son activité. C’est une terre grasse quand elle est humide sur laquelle rien ne pousse.

On peut utiliser plusieurs types d’argile selon la tolérance du corps. Elle peut être verte, rouge, blanche, jaune, grise…et de différentes régions ; chacune a ses propriétés. Il faut ainsi chercher celle qui correspond au mieux à l’affection traitée ou au tempérament du malade. Elle agit en affinité avec la personne.  Plus il y a interaction avec l’eau, le soleil, la pluie, l’air, plus l’argile est active. Par son pouvoir absorbant, elle stock une partie de l’énergie de ces éléments, surtout le soleil. Elle peut être appliquée froide, tiède ou chaude.

  • Eau d’argile à boire : Comme déjà précisé, la dose journalière moyenne est d’une c/c et ½ c/c pour les enfants jusqu’à 10 ans. Il est préférable de préparer la solution la veille ou au moins quelques heures avant en mettent cette dose dans un demi-verre d’eau non bouillie. Ne pas laisser de cuillère en métal en contact avec l’argile et en utilisant un verre assez épais pour éviter les radiations. L’argile est à prendre le matin dès le réveil, le soir au coucher ou bien 30 mn avant un repas. Si constipation, rajouter plus d’eau. Ne boire que l’eau d’argile et laisser la boue dans le fond du verre. La première cure d’argile dure 3 semaines puis une semaine repos puis la cure est reprise et peut être poursuivie des mois en alternant une semaine de cure et une semaine de repos. En cas de pression artérielle élevée, ne prendre qu’une c/c deux fois par semaine.
  • Cataplasme : Sur une table, poser une pièce de toile ou une feuille de chou, la surface préparée doit être plus grande que la partie à traiter. Avec une spatule ou cuillère en bois, étaler une couche bien régulière d’une épaisseur variant entre 5mm à 2cm selon les cas, sur le tissu.
  • Compresse : Plonger un linge de toile dans une pâte très claire (plus d’eau et moins d’argile) et la sortir recouverte d’une légère couche d’argile, l’égoutter un peu et la placer sur la partie traitée. Comme pour le cataplasme, on peut recouvrir par un linge sec pour fixer avec une bande collante, une bande de tissu ou une ceinture en flanelle. L’application peut durer d’une heure à toute la nuit selon les cas. Pour traiter une plaie purulente, il faut renouveler l’application toutes les heures. Après l’utilisation, l’argile doit être jetée et les tissus utilisés doivent être lavés.

Il ne faut commencer une cure qu’en étant sûr de la terminer, il est déconseillé d’arrêter l’action de l’argile au milieu de chemin. Nous pouvons aussi associer cette cure avec des plantes ou autres alternatives naturelles pour accélérer les effets. Ceci dit, l’utilisation de l’argile dans des pathologies complexes ne doit pas remplacer d’autres traitements indispensables et doit être suivi par un accompagnateur de santé, surtout pour les novices.

Quand on utilise l’un des éléments de la nature, on cherche l’affinité et la sympathie car on fait appel à plus qu’une simple substance mais à la vie. C’est un peu de nous ! Préservons ainsi cette terre !

Rédigé et préparé par Mme Meriem MBARKI, Naturopathe et passionnée par l’environnement

Rédaction
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LEVERT.MA est un journal électronique marocain dont l’activité principale est la communication sur l’environnement et le développement durable avec un ancrage local et des perspectives mondiales...

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