Le Parlement européen veut une réduction de 40% des émissions de CO2 des voitures

Le Parlement européen a estimé mercredi que les véhicules légers neufs devaient réduire leurs émissions de CO2 de 40% d’ici 2030.

Cet objectif de diminution moyenne d’émissions de gaz à effet de serre est valable tant pour les voitures particulières que pour les camionnettes et doit se mesurer par rapport à 2021. Une étape intermédiaire a été fixée, avec une réduction de 20% d’ici 2025.

« Le transport est le seul grand secteur de l’UE où les émissions de gaz à effet de serre sont toujours en augmentation », regrette en préambule le texte adopté.

Largement débattue et amendée, cette résolution législative votée à 389 voix pour (239 voix contre) va désormais constituer la position du Parlement européen dans les négociations sur le sujet avec le Conseil de l’UE (Etats membres), qui débuteront le 10 octobre.

Le texte législatif issu de ces négociations sera ensuite voté de nouveau au Parlement et au Conseil avant de pouvoir entrer en vigueur.

Initialement, la Commission européenne, à l’origine des propositions législatives dans l’UE, avait demandé en novembre 2017 une réduction moindre, de 30% de la moyenne des émissions de CO2 des voitures particulières d’ici 2030.

Le Parlement européen a donc décidé d’opter pour une position plus ambitieuse. Les députés écologistes défendaient même une réduction allant jusqu’à 50%.

Les constructeurs dont les émissions moyennes de CO2 excèdent les objectifs fixés devront payer une amende au budget de l’UE, « qui sera utilisée pour faire monter en compétence les travailleurs affectés par les évolutions du secteur automobile », détaille le Parlement européen.

Le projet législatif adopté comprend également l’objectif d’une part de marché des véhicules électriques et à faibles émissions à 35% du marché des voitures et camionnettes nouvelles d’ici 2030 et à 20% d’ici 2025.

Enfin, les parlementaires ont demandé que soient mis en place d’ici 2023 des tests en conditions réelles de conduite, et non plus en laboratoire, pour mesurer les émissions de CO2, comme cela a été fait pour les émissions d’oxydes d’azote (NOx) à la suite du scandale Volkswagen.

« Si l’on ne s’assure pas que l’Europe est capable de produire des voitures propres dans un laps de temps raisonnable, nous allons non seulement rater les objectifs de l’Accord de Paris, mais l’industrie automobile européenne sera aussi à la traîne sur le marché mondial et des emplois seront perdus », a commenté l’eurodéputée maltaise socialiste Miriam Dalli, rapporteure du texte.

Voulant aussi « sortir du dilemme entre protection de l’environnement et compétitivité industrielle », l’eurodéputée française Françoise Grossetête (PPE, conservateurs) a estimé qu’il était « très important d’accompagner les constructeurs automobiles dans ces changements » sans « imposer une transition industrielle à marche forcée ».

Elle a en revanche regretté que le texte adopté ne s’écarte pas davantage de « l’écran de fumée » du tout-électrique, « pour favoriser également d’autres alternatives aux moteurs à combustion, dont l’hydrogène ou les hybrides rechargeables ».

Avec AFP

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