le sommet mondial sur le climat de San Francisco se termine avec des incertitudes

le sommet mondial sur le climat de San Francisco
le sommet mondial sur le climat de San Francisco

Près de trois ans après l’accord de Paris sur le climat, les milliers de participants au sommet organisé en Californie sont partagés entre volontarisme et catastrophisme.

Les milliers de délégués – maires, gouverneurs, ONG, patrons – rassemblés pour la première fois en Californie ont oscillé toute la semaine entre voir le verre à moitié plein et le verre à moitié vide.

« Je vais vous dire la vérité », a dit vendredi John Kerry, ancien chef de la diplomatie de Barack Obama. « Nous sommes très loin de l’objectif », a-t-il lancé aux délégués, alors qu’un ouragan pilonne en ce moment la côte atlantique du pays.

Les trois prochains mois – et la prochaine année – sont décrits comme cruciaux par de nombreux participants pour relancer l’accord de Paris sur le climat de 2015. En décembre, 190 États signataires se retrouveront à Katowice, en Pologne, pour s’accorder sur les règles de mise en œuvre du pacte.

« L’énergie de Paris a été perdue », a déploré l’un des rares chefs d’Etats présents à San Francisco, le Hongrois Janos Ader. « L’avenir de la civilisation est en jeu, c’est le message que nous devons porter à Katowice ».

Mais les préparatifs de ce rendez-vous apparemment technique sont dans l’impasse, risquant de laisser éclater au grand jour la faiblesse du pacte climatique.

La méthode adoptée en 2015 est inédite : aucune sanction n’est prévue pour les pays. Chaque État fixe ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre –des objectifs pour l’instant largement insuffisants pour limiter à 2 °C la hausse de température du globe avant 2100, la Terre en étant à +1 °C par rapport à l’ère pré-industrielle.

Un sommet de l’ONU est aussi prévu dans un an, avant la révision des objectifs nationaux en 2020. « C’est ce qui déterminera si l’accord de Paris pourra être sauvé ou non », dit David Paul, ministre de l’Environnement des Îles Marshall, menacées d’engloutissement par la montée de l’océan Pacifique.

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