Les patronats marocain et sud-africain en passe d’entamer une nouvelle ère de coopération et de partenariat

Salaheddine Mezouar, président de la CGEM.
Salaheddine Mezouar, président de la CGEM.

La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) et la Chambre sud-africaine du commerce et de l’industrie (SACCI) sont en passe d’entamer une nouvelle ère de coopération et de partenariat en phase avec les nouvelles réalités qui émergent en Afrique, a déclaré à MAP-Johannesburg Salaheddine Mezouar, président de la CGEM.

Le chef du patronat marocain, qui a pris part au Forum africain sur l’investissement qui s’achève vendredi à Johannesburg, a été, en effet, l’invité d’honneur d’un diner-gala à l’occasion de l’investiture du nouveau président de la SACCI, Mtho Xulu.

Ce développement dénote d’une volonté commune d’entamer une nouvelle page entre les secteurs privés marocain et sud-africain, explique M. Mezouar, ajoutant que le Maroc et l’Afrique du Sud disposent des deux secteurs privés africains les plus reconnus pour leur dynamise et engagement et pour leur capacité de stimuler l’investissement, la croissance et la création d’emplois.

«Nous avons un capital commun et une base positive qui nous permettra de donner corps à un partenariat agissant et à une vison plus efficace et plus constructive», affirme le patron de la CGEM, notant que l’économie joue un rôle capital dans la construction des relations entre Etats, en ce sens que le secteur privé est l’un des ponts à même de construire des relations solides entre pays.

Mezouar a fait état de «plusieurs signaux intéressants et positifs» entre le Maroc et l’Afrique du Sud, traduisant une volonté des deux côtés d’aller vers un partenariat qui peut constituer un facteur d’impulsion d’une dynamique pour l’ensemble de l’Afrique.

Mezouar a, dans ce contexte, souligné que le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine a été un évènement important dans l’histoire récente de l’Afrique, faisant observer qu’il y a une conviction partagée sur le rôle que le Royaume peut jouer dans le développement du contient et les défis qu’il peut relever au service de l’Afrique et des Africains.

Il a, d’autre part, fait savoir que la CGEM a convenu de signer un accord avec la SACCA. Une délégation de cette organisation, qui regroupe plus de 25.000 membres opérant dans tous les secteurs à travers le pays et l’Afrique Australe, devra faire le déplacement au Maroc au premier trimestre de 2019 en vue de formaliser le partenariat avec la CGEM.

Outre la SACCA, Mezouar a profité de son séjour à Johannesburg pour tenir une série d’entretiens avec les chefs de nombreuses délégations ayant pris part au Forum africain sur l’investissement.

Il affirme avoir perçu en particulier chez les représentants des patronats africains une volonté affichée de construire des partenariats selon des objectifs pragmatiques. Il faut mutualiser les efforts du secteur privé africain et agir de concert pour accompagner cette dynamique que connait l’Afrique, a-t-il dit.

Revenant sur le Forum de Johannesburg, organisé par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), le patron de la CGEM a qualifié ce conclave d’«idée novatrice» qui permet d’accélérer l’investissement dans le continent.

De nombreux projets sont développés, étudiés et préparés en Afrique, a-t-il fait observer, concédant que la mobilisation des ressources de financement prend beaucoup de temps, d’où l’importance de cette plateforme qui regroupe plusieurs institutions de financement africaines dans le but d’accélérer le rythme des investissements.

«L’idée de rassembler toutes ces institutions au service des projets d’investissements en Afrique est une excellente initiative de la BAD», a-t-il dit, rappelant que le Forum a été l’occasion de signer des accords sur des projets finançables d’une valeur de plus de 28 milliards de dollars.

Et de souligner que dans cette nouvelle architecture d’affaires et d’investissements qui est en train de prendre forme en Afrique, le Maroc est reconnu pour sa capacité de bien structurer ses projets et de bien les exécuter.

La présence marocaine lors du Forum est un message important car le Maroc est le premier partenaire de la BAD mais aussi parce que le Maroc doit capitaliser sur cette image pour pouvoir également mobiliser d’autres investissements pour accompagner le plan futur de développement du Royaume.

 

MAP

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