L’OMS entend placer la pollution de l’air au centre de l’agenda politique international

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé jeudi à réduire la pollution de l’air de deux tiers d’ici 2030, année butoir pour la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).

La pollution de l’air au centre de l’agenda politique international

En lui consacrant une première conférence internationale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) entend placer la pollution de l’air au centre de l’agenda politique international, au même rang que le réchauffement climatique. Et insister sur un message simple : responsable chaque année de 7 millions de morts prématurées, elle doit désormais être considérée comme le « plus grand risque environnemental pour la santé » de l’humanité, et combattue comme telle.

« Notre rêve est un monde exempt de pollution de l’air. Pour y parvenir, nous devons nous fixer un objectif ambitieux: réduire de deux tiers le nombre de décès dus à la pollution atmosphérique d’ici 2030 », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS, cité par l’agence onusienne dans un communiqué.

« Nous sommes impatients d’entendre les points de vue des pays et des partenaires sur cet objectif et de travailler ensemble sur son fondement scientifique », a-t-il ajouté.

Cinq pistes pour atteindre cet objectif

L’OMS recommande cinq pistes pour atteindre cet objectif: l’installation d’énergies propres dans les établissements de santé, davantage de leadership politique, mettre à profit les compétences des agents du secteur de la santé, le développement de programmes pour contrer la pollution atmosphérique, et le renforcement de mécanismes internationaux.

A la différence du changement climatique, aucune convention des Nations unies n’encadre la pollution de l’air. La conférence ne débouchera cependant pas sur une déclaration finale. « A chaque fois, il faut négocier des textes qui finissent par se retrouver vidés de leur substance, prévient Maria Neira, rompue aux négociations internationales. Nous avons préféré opter pour des engagements volontaires des Etats et des villes afin de créer une sorte d’émulation. » Pas dupe des effets d’annonce, la responsable de l’OMS précise que des groupes de suivi seront mis en place pour vérifier que les engagements seront bien tenus.

A propos AS Zineb 390 Articles
Journaliste du journal électronique LeVert.ma

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