Vidéo – Tri des déchets : Le chiffonnier HAMRI, une belle success-story à généraliser.

Hamri le chiffonnier reçoit le Trophée Lalla Hasnaa
Hamri le chiffonnier reçoit le Trophée Lalla Hasnaa

Dans une société marocaine qui jette un regard dédaigneux et apitoyé envers un métier d’utilité publique, à savoir le chiffonnier qui porte la responsabilité de récupérer nos déchets et leurs donner une deuxième vie. Une belle initiative, portée par l’association BAHRI, a vu le jour en avril 2014 pour d’une part valoriser ce métier ancestral. Et d’autres parts pour sensibiliser le citoyen marocain au tri sélectif et au recyclage. Désormais, cette initiative continue son développement en s’ouvrant vers un deuxième chiffonnier. En effet, après Mostafa HAMRI qui a été sélectionné pour mener cette aventure à son début, un deuxième Mostafa, de nom MESKI, a rejoint le train des chiffonniers responsabilisés au tri sélectif.

Les résultats de ce projet pilote n’ont pas tardé à se manifester avec une amélioration considérable des revenus de Mostafa. Il a vu son salaire mensuel passer de 900 à 5000 DHs. Il a déménagé dans un appartement alors qu’auparavant il logeait dans un bidonville. Il a également bénéficié de programme de lutte contre l’analphabétisme ce qui lui a permis d’apprendre l’arabe et le français. Dorénavant, en plus de son travail, Mostafa HAMRI anime des conférences dans des écoles pour partager son expérience et sensibiliser les enfants à mieux gérer leurs déchets, gère une page de fan sur Facebook et il s’est doté d’un triporteur pour agrandir son périmètre de couverture.

Bien entendu, les chiffonniers gardent leurs indépendances et gèrent leurs calendriers d’une manière autonome. Cependant, l’association BAHRI s’occupe de la communication autour de ce projet. C’est dans ce cadre qu’elle a publié récemment une capsule audiovisuelle qui précise les objectifs de cette initiative et le mode de fonctionnement :

Une belle success-story qui nous réaffirme que la transition vers une économie durable et écoresponsable constitue une réelle opportunité pour notre pays d’améliorer le quotidien des oubliés de notre société. Cependant, cette initiative pilote dispose d’un budget et d’un dispositif limité (uniquement 2 chiffonniers). Il est nécessaire donc de la déployer sur une population plus large pour faire bénéficier et valoriser, à sa juste valeur, cette activité informelle et mal-vue. L’association BAHRI a besoin de l’appui des autorités publiques, du secteur privé et des citoyens casablancais pour perdurer cette aventure et pourquoi pas l’élargir et la généraliser vers une sphère plus importante.

Pour rappel, ce projet pilote a été lancé en partenariat avec la compagnie d’assurance Atlanta. Il a été récompensé par la fondation Mohammed 6, en mars dernier, dans la catégorie « responsabilité sociale et environnementale des organismes ».

Rahif SADELLAH
A propos Rahif SADELLAH 74 Articles
Cofondateur et Journaliste LeVert.ma .

2 Comments

  1. Notre Pays a besoin d’un engagement profond de tous pour un projet commun clairement défini pour que plus aucune tranche de la population marocaine ne vive en marge et à la merci d’une autre

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